L’AVB a manqué de caractère

A Orange, Orange 3 Avignon 1 : 25-19, 25-21, 25-27, 25-18.

Non, il n‘y a pas eu de miracle et il ne pouvait y en avoir. Les Avignonnais se sont inclinés sans trop combattre face à une équipe qui avait pourtant toujours la tête à la Coupe de France. Et qui eut du mal d’ailleurs à en sortir, les premiers échanges étant assez nettement favorables aux gars de la cité des papes. Mais les deux premières manches furent à l’identique : l’AVB y fit pratiquement jeu égal, soigna sa réception, mais céda d’un coup autour du quinzième point. Trop de fautes, trop d’à-peu-près.

C’est que le talent était en face avec un élément très au-dessus, Todorovic bien sûr, qui marqua les points nécessaires et a trouvé avec Vergoz, toujours très bon contre Avignon, puis Reynet, les partenaires suffisants pour faire le job.

C’est dire que l’on ne vit pas un grand match. En face Talia fit ce qu’il put mais avec encore beaucoup de déchet. Un match sans rythme que les Orangeois n’avaient  pas de raison d’emballer puisqu’ils contrôlaient les événements, et dont les Avignonnais s’avéraient incapables de modifier le cours.

Le quatrième set réveilla heureusement un peu tout le monde. Heureusement pour la soirée mais malheureusement pour ses raisons. Il y eut en effet deux cartons rouges pour conduite anti-sportive du meilleur joueur orangeois (décidément…) et pour Jaunet, victime de la stupidité d’un spectateur. C’est qu’il y a, sur tous les terrains, des pseudo-supporters qui ne viennent que pour insulter les joueurs du camp d’en face. C’est un passe-temps comme un autre et on ne refera pas le monde. Jaunet doit être encore trop jeune pour le savoir ce qui lui valut d’être pris en grippe par le public local. Il aura appris. L'arrêt de match fut assez long en tout cas et à gros risque en l'absence de tout service d'ordre.

Avignon en tout cas, et pour revenir au sportif, enfin combatif, arracha le set, mais sans doute enivré par les hauteurs, se replia bien vite dans sa coquille pour ne plus en sortir.

L’AVB n’avait jamais donné l’impression de jouer le match de sa survie. Jamais passé la surmultiplié. Jamais révolté. Jamais volley.

Manque de caractère bien sûr comme depuis le début des saison. Des Lecouls, Balzé, Amet se seraient régalés dans cette ambiance de samedi soir à Orange. Mais leurs fils ne sont pas près, et si Amet était bien présent il fut impuissant pour donner un peu de sang chaud à un groupe trop à sang froid.

La poule finale ne les a pas fait sortir du cocon. S’ils ne veulent pas la subir jusqu’au bout il va bien falloir se réveiller. Même s’il n’y a plus grand-chose à espérer.

« On les a trop respectés » a dit le président Minssen. C’est bien la seule chose qui a été respectée dans cette soirée.

Samedi l’AVB reçoit l’AS Illacaise surprenant vainqueur d’Alès, tandis que Strasbourg s’est imposé à Saint-Nazaire. Il y en a qui n’aiment pas les pronostics, eux…        

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