Ils sont tombés de haut... et nous aussi!

 Avignon. Gymnase Champfleury. AVB 2 Arles 3: 23 – 25 (29 mn) ; 25 – 16 (28 mn) ; 23 – 25 (29 mn) ; 25 – 18 (28 mn) ; 12-15 (18 mn) .

Arbitres Mmes Gaudumet et Grappin

AVIGNON – 59 attaques gagnantes ; 11 aces ; 7 contres, 36 fautes directes (dt 18 au service)

Martinez 2 ; Bojovic 17 ; Talia 24 (puis Pire 1) ; Raux 15, Vandooren 10, Stanisic 6 (puis Purpan, puis El Maknasy 2) ; Bouleau (lib).

Entraîneur : José Amet

ARLES – 50 attaques gagnantes ; 6 aces ; 6 contres, 32 fautes directes (dt 13 au service). Deux cartons rouges.

Teno (puis Berthaut) ; Malivao 29 (puis Kari) ; Maillard10 (puis Nyabeye), Guittet 13 ; Hilaire 6, Fauura 4 ; Delcamp (lib) puis Urios.

Entraîneur : Matjaz Urnaut. 

La dernière balle du match fut à l'image du match avignonnais. Bojovic la mit lamentablement dans le filet. On pourra écrire un livre depuis quelques années sur les services ratés de la formation avignonnaise. Un syndrome. En venant à Avignon on ne sait plus servir.

Epiphénomène ce samedi cependant, et bienvenue en Elite. Les Avignonnais pensaient sans doute qu'il leur suffirait d'un peu de présence sur le terrain pour s'en sortir. Eh, bien il va falloir réviser les classiques. En se faisant marcher dessus par une surprenante équipe arlésienne, ils ont pu se rendre compte qu'ils devraient chaque fin de semaine mouiller le maillot pour s'en sortir face à des formations peut-être moins talentueuses mais qui auront toujours à coeur de renverser le favori. Bienvenue en Elite, on le confirme. 

Samedi, excepté Charly Raux, une bonne surprise, et Mao Talia, 24 points quand même, tous ont failli. Et on s'est dit que José Amet avait du boulot devant lui. Parce que le volley, plus que d'autres disciplines, est d'abord une affaire de mental. Et le mental ne fut avignonnais que par intermittences. Il nous semble même que les Arlésiens auraient pu l'emporter en quatre sets. Mais ils ont été trahis par leurs nerfs et ont remis à flots un bateau local qui tanguait dangereusement. Ils nous ont laissé un point, tant mieux. 

Et tant pis si les Arlésiens en ont pris deux. Les poulains du discret Matjaz Urnaut ont sorti une prestation trois étoiles. Ils ont été tout simplement meilleurs et leur victoire est légitime. Ils ont assis leur succès sur une défense de fer, une attention de tous les instants, une solidarité sans faille et un Malivao qui laissa les Avignonnais sans solution. Ils devront soigner leurs nerfs, éviter les contestations permanentes et ils iront loin s'ils n'ont pas fait là le match de l'année, ce qu'on ne croit pas. Leur succès ne nous rend nullement amers. On a de la sympathie pour cet ensemble comme pour le président Thomas Draghici, supporteur sans faille de l'AVB lorsque son AVB à lui n'est pas dans le coup.

Pour Avignon,  c'est une piqure de rappel. Elle vient un peu tôt car il y a un public à conquérir, et il est reparti très déçu cette fois encore de Champfleury. Vite, une revanche dès samedi à Calais.     

 

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