Ils ont coupé l’élan de l’AVB !

A Avignon (Champfleury), AVB 2 Plessis-Robinson 3 (15-25 en 20’, 33-31 en 35’, 24-26 en 29’, 31-29 en 34’, 10-15 en 13’).

On le craignait un peu et le Plessis-Robinson nous a bien fait les misères redoutées. Une bonne équipe parisienne au demeurant dont le classement (12e derrière l’AVB) reste un mystère, et encore plus sa série de cinq défaites consécutives avant de venir dans la cité des Papes.

C’est évidemment une déception, un élan coupé et la crainte d’une rechute. Il y a, cependant, des éléments qui incitent à la mesure et même à l’optimisme. Les poulains de José Amet ont fait, en effet, beaucoup de fautes samedi : 22 pour le seul service – et dans des moments cruciaux – contre 15 à leurs opposants et leur taux d’efficacité en attaque est faible, mais guère moins que celui de l’adversaire (47 contre 48%). On put sentir dès le premier set qu’ils n’étaient pas dans leur assiette (15 points seulement) et la suite, toute la suite, ne fut qu’un combat acharné. Contre l’équipe parisienne d’abord bien sûr, mais aussi contre eux-mêmes car rien ne fonctionnait vraiment. Taghin du coup, retrouvé avec l’air de la Cité des Papes, nous fit très mal avec ses trente points tandis que Weyl (18), Traoré (17) et Bleuze (14) étaient mieux que des faire-valoir. En face, et pour une fois, la puissance de feu locale fut moins diversifiée même si Ventresque et ses 26 points, Usiljanin (23) et Mehan (18) n’ont pas à rougir de leur performance gâchée, il est vrai, par beaucoup d’à-peu-près.

C’est un faux-pas, et à domicile, et devant un public retrouvé, ce qui est toujours ennuyeux. Mais s’il ne convient pas de désespérer disons-nous, c’est que cette assistance justement, a vu que son équipe se battait, luttait, en voulait toujours davantage. Les coéquipiers de Ricardo Martinez ont pratiquement débuté à l’envers (sauf la manche décisive) tous les sets, mais ils ont baissé la tête, et à l’arrache, se sont remis dans la partie pour ne pas mourir. C’est grâce à cet instinct de survie qu’ils ont pu aller chercher un  deuxième et surtout un quatrième set  qu’ils semblaient pourtant avoir perdu, menés de 4 points au moment du sprint final.

Le seul vrai regret finalement, dans ce mauvais jour quand même, reste un tie-break abordé dans les meilleures conditions mais où le mental local finit par céder devant la volonté parisienne.

Voilà, un match perdu qui incite à chercher des circonstances atténuantes. On les trouvera facilement avec un Tranchot dans les tribunes et un Walter malade avant la partie et qui resta, livide, le plus souvent sur le banc.

C’est une défaite, mais rien n’est perdu, et dont il faudra vite prouver qu’elle n’entame pas la marche en avant.   

  

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