Du chaud à l'effroi!

  Avignon, gymnase Champfleury : Avignon VB 3 Paris Université Club 2 (25-11 en 18’, 18-25 en 22’ 19-25 en 24’, 25-17 en 22’, 15-12 en 15’).

Arbitres : MM. Maunier et Assogba.

Avignon : 54 attaques gagnantes (Aubree 18, Dubreuil 13, Jaunet 12, Perez 6, Ortiz 3, Arzailler 2), 14 contres gagnants (Perez 4, Martinez 3, Arzailler et Dubreuil 2, Ortiz, Aubree et Jaunet 1), 5 aces (Dubreuil 2, Martinez, Ortiz et Prigent 1), 39 fautes directes dont 14 au service.

Les points : Prigent 1 puis Martinez 4, Perez 10, Aubree 19, Dubreuil 17, Jaunet 13, Ortiz 5 puis Arzailler 4.

Libero : Korovyanskyy. Entraîneur : José Amet

Fréjus : 43 attaques gagnantes (Lechalier 11), 5 contres gagnants (Maignant 2), 3 aces, 29 fautes directes dont 18 au service.

Les points : Chaudet 10 puis Lechalier 12 puis Marquois, Balazot 10, Leloup 4, Groc 6 puis Henno 2, Maignant 7.

Libero : Blandin. Entraîneur : Anisse Gechou.

Ce PUC est décidément indigeste aux estomacs avignonnais. « On doit être une équipe qui leur convient très bien, commentait l’entraîneur José Amet, parce que, comme à l‘aller, ils nous ont posé beaucoup de problèmes… »

Des problèmes ? en fait l’AVB fit longtemps figure de battu très acceptable, mais incompréhensible lorsqu’on regarde le palmarès parisien avec ses quatre petites victoires dans ce championnat. Au 4e set on pensa même que la messe était dite et le pater des ouailles consommé. On s’attendait même à l’acte de contrition en cherchant comment pardonner ces Avignonnais décidément bien mystérieux. Quoi ! le PUC quand même. Et puis le capitaine Ricardo Martinez qui passait par là puisqu’il venait d’entrer, réussit trois formidables blocks sur Chaudet qui, depuis un moment régnait en maître sur Champfleury. Il nous semble que ce fut le tournant de la partie. Les Parisiens qui se sentaient intouchables venaient de prendre une pelle sur le plancher des vaches. Et l’AVB qui doutait de tout retrouvait de nouvelles raisons d’espérer.

Le PUC continua de se battre c’est vrai, mais dans une discipline aussi mentale, la mouche avait bien changé d’âne, et le combat de vainqueur. Les Avignonnais empochèrent le set, et dans la foulée la manche décisive remettant à l’endroit une maille qui avait pris ô combien de la gîte.

Parce qu’on avait vu, faut-il le préciser ? le match qu’on craignait un peu. Une première manche qu’on peut qualifier d’étincelante. Puis rideau. Comme d’habitude quoi : des Parisiens d’abord dépassés que l’on remet en selle et qui finissent par afficher bien des qualités : du mordant d’abord, de l’application au service, en réception, en attaque. On ne pensait pas le PUC aussi bon mais bon, l’AVB est devenu pour l’adversaire un exhausteur de goût ces derniers temps. L’équipe qui met les autres en valeur… Fallait trouver le créneau quand même.

Ah, c’est vrai, et c’est une sacrée circonstance atténuante : Talia, victime d’une entorse, n’était pas là. Et Talia c’est quand même le monsieur point de l’AVB. Bien suppléé d’abord par Aubree qui au fil des minutes se mit à faire beaucoup de fautes. Dans l’équipe avignonnaise cette saison on peut mettre Pierre, Paul ou Jacques ou si vous préférez Marvin ou Arthur. La marche est la même. En canard. On avait connu le chaud et… l’effroi. Sera-ce l’histoire d’une saison ? On le craint un peu.

« Les prochains matches à Champfleury vont être chauds, annonce le président Thierry Minssen. Strasbourg en effet dans quinze jours puis trois rencontres de poule finale."

Il faudra être bon et on peut l'être aussi. Samedi on poursuit à Saint-Louis.

 

 

 

 

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