Deux sets pour rêver

Avignon, gymnase Champfleury : Avignon VB 2 Orange 3 (25-19 en 24’, 25-15 en 24’, 17-25 en 23’, 16-25 en 25’,  11-15 en 16’

Arbitres : Mme Trolard et M.Gurriet.

Avignon : 49 attaques gagnantes (Nyabeye 17, Talia 15, Perez 8, Aubree 5, Ortiz 2, Martinez et Dubreuil 1), 10 contres gagnants (Perez 4, Martinez et Nyabeye 2, Dubreuil et Talia 1), 9 aces (Martinez 3, Ortiz, Talia et Aubree 2), 39 fautes directes dont 19 au service.

Les points : Martinez 6 puis Dubreuil 2, Aubree 7, Talia 18, Ortiz 4, Nyabeye 19 puis Prigent, Perez 12 puis Totele.

Libero : Korovyanskyy. Entraîneur : José Amet

Orange : 44 attaques gagnantes (Todorovic 17), 11 contres gagnants (Meduric 6), 4 aces (Meduric, Todorovic, Reynet et Saelens), 26 fautes directes dont 12 au service.

Les points : Meduric 10, Reynet 11, Todorovic 19, Antonic 3, Saelens 5, Vergoz 11.

Libero : Jovic. Entraîneur : Nenad Djorjevic.

Les Avignonnais nous ont fait rêver. Bon, c’est vrai pendant deux manches alors qu’en volley aussi il en faut trois pour gagner. Ennuyeux !

Durant ce laps de temps on a, en tout cas, retrouvé une équipe, une vraie. Des joueurs concernés, attentifs, qui marchaient sur l’eau. Enfin soigneux en réception, capables d’appuyer leurs attaques et de mettre les services dans le terrain. On n’avait jamais vu Nyabeye, en qualité de pointu comme ça, sauf peut-être lors de son arrivée. On retrouvait un Perez au top, on découvrait Ortiz méchant ou presque. Talia endossait sans trop souffrir un autre costume et Martinez tirait les ficelles, infligeant un incroyable 10-0 aux Orangeois dans le second set. Les Orangeois ? Dépassés, lessivés, débordés, comme des enfants jouant devant des grands, ne réussissant rien et n’osant plus tenter quoique ce soit. Dommage pour les gars de la Cité des Papes : il y avait un entraîneur en face. Qui a tellement remué, hurlé, menacé que le match a peu à peu changé de physionomie.

Orange s’est appliqué à faire le plus facile, Avignon physiquement a plongé. Le doute a changé de côté et Todorovic a fait le reste. Avec un joueur de ce gabarit là tout est plus simple. L’AVB n’a pas su jouer les points importants, Todorovic si. Un set s’est enfui, puis deux puis trois : l’ASON a enlevé le gain d’une rencontre qui lui était promise bien plus tôt.

Avignon avait la consolation de lui enlever un point crucial pour reprendre la place de leader et de s’être comporté durant deux manches en équipe. Celle que l’on attendait depuis le premier match contre Alès où les Avignonnais avaient été irréprochables. « Il est plus tard que tu ne penses… » écrivait Gilbert Cesbron. Sans doute, mais on aura au moins vu ça…

L’AVB encore une fois, comme toujours diront ses détracteurs, a fait encore beaucoup de fautes (39 contre 26) et a perdu le match dans ce secteur. Parce qu’elle n’a pas tenu la distance peut-être. « Parce que sa technique individuelle est insuffisante » corrige l’entraîneur José Amet.

On dira encore que les supporteurs les plus chauds ont entendu notre message, et qu’il n’y eut aucun débordement, aucune fausse note. On a même vu Todorovic annoncer une balle adverse bonne et reconnaître une faute au filet. Un match de gentlemen quoi. On préfère ça. Ce n’est pas la   moindre satisfaction de ce derby intéressant, même si les deux équipes ont joué à tour de rôle.  

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