Des filles encore trop tendres

 Au Pontet, gymnase de la Gravière, Le Pontet 3 Avignon 1 : 25-22 (27’), 25-16 (23’), 21-25 (24’), 25-15 (24’).

Le Pontet : Lois, Borbavotta, D. Gros Désir, Faudrin, Fichet, Rose, Duplay, Coste, Mori, J. Gros Désir. Libero : Bordez. Entraîneur : Cédric Giletta.

Avignon : Meissonnier, Amet, Delporte, Jolly, Fraboulet, Protin, Gérin, Balzé, Signorini. Libero : Martins. Entraîneur : Serge Molina.

Les deux leaders de Pré-Nationale avaient, en cette fin de phase aller, suivi un parcours parfaitement parallèle : 8 matches, 8 victoires, un seul petit point concédé face à Beaucaire pour les Avignonnaises, Venelles pour les Pontétiennes.

Ce match à la Gravière nous offrait donc un sommet, parfaitement placé de plus, et qui allait permettre d’installer une vraie hiérarchie dans la poule.

On allait voir de quel bois on se chauffait… dans une antre il est vrai glacée. « On n’aura pas ramené de point mais au moins la grippe » dit ainsi ce supporter à l’humour froid mais jamais démenti.

En fait nos Avignonnaises auront été un peu tendres, il faut bien le reconnaître. Elles sont jeunes – quatre cadettes – un peu irrégulières, et furent sans doute quelque peu tétanisées par l’enjeu. Elles firent donc de nombreuses fautes qui annihilèrent un courage qui, lui, ne fut jamais trahi. Face à une équipe solide, emmenée par l’impeccable Delphine Gros Désir, elles n’avaient que peu de possibilités surtout avec autant de services et d’attaques dehors. Les Pontétiennes, il est vrai, avaient d’autres arguments : leur réception qui remettait toujours vers l’avant des balles propres, des attaquantes bien plus performantes avec Mori, Rose ou Borbavotta, et un groupe dans l’ensemble plus homogène.

Relever le gant était donc compliqué mais les Avignonnaises, on s’empressera de le souligner, y sont souvent parvenues. Elles ne cédèrent le plus souvent que dans les derniers instants et on a pu voir lors du troisième set, qu’en poussant un peu leurs adversaires, elles leur faisaient perdre leur sang-froid et pouvaient aspirer à autre chose. Le Pontet en fait est trop resté dans son confort. On l’a vu notamment dans la deuxième manche où trois aces d’Elodie Meissonnier installèrent les Avignonnaises dans un certain confort (10-14) mais derrière Fichet, au service imprenable, leur infligea un 9-0 qui fit évidemment pencher la balance.

La jeune troupe de Serge Molina, qui n’était de plus pas au complet, ne doit pas avoir de regrets : elle était tout près du Pontet mais un peu en dessous dans tous les secteurs. Sa jeunesse, et bien des talents naissants, laissent beaucoup espérer pour la suite. Et après tout nous n’en sommes qu’à la mi-championnat. Rien n’est perdu. Il y aura encore bien des tournants. Allez, les filles !

Prochain match samedi prochain à Tarascon, et désormais les filles ont trouvé des supporteurs.       

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