Cet exploit qu’on attendait

Avignon, gymnase Champfleury : Avignon Volley Ball 3 Nice 1 (20-25 en 25’, 25-19 en 23’, 29-27 en 32’, 25-20 en 27’)

Arbitres : MM.Vargas et Sawrei

Avignon : 55 attaques gagnantes (Ventresque 24, Walter et Usiljanin 9, Nyabeye 6, Mehan 4, Aubree 3), 12 contres (Mehan 5, Nyabeye 4, Walter, Tranchot et Usiljanin 1), 6 aces (Mehan 2, Martinez, Barbaud, Aubree et Walter 1), 30 fautes directes dont 18  au service.

Les points : Martinez 1 , Ventresque 24, Walter 11, Usiljanin 10 puis Aubree 4,  Mehan 11 puis Barbaud 1, Nyabeye 10 puis Tranchot 1.  

Libero : Mouiel. Entraîneur : T.Quiévreux 

Nice : 53 attaques gagnantes (Mitrovic 14), 6 contres (Bruckert 3), 2  aces (Nenchev et Falafala), 26  fautes directes dont 17  au service.

Les points : Corre 1 puis Suc, Nenchev 9, Falafala 5 puis Raguzzoni 4, Mitrovic 14, Bruckert 13 puis Bourdon, Bersani da Costa 15

Libero : Berrios. Entraîneur : M.Kasic

On ne sait pas ce qui est le plus admirable. Avoir battu Nice, invaincu depuis cinq rencontres et auteur d’exploits à Orange ou Poitiers ? Etre revenu du diable vauvert dans le troisième set pour foncer vers la victoire ? Avoir réussi plus d’attaques gagnantes, plus de contres, plus d’aces que les Niçois qui joueront la montée dans quelques semaines en Ligue A ? Avoir vu le tout jeune Antoine Aubree – 19 ans - renverser peut-être le cours d’un set mal embarqué en réussissant ses trois premières attaques ? Avoir jugulé Falafala auteur de quatre points dans la Cité des Papes ? Avoir vu Renaud Ventresque, auteur de 24 points quand même, à ce niveau ? Avoir réparé une latte du parquet défaillant en moins de vingt cinq minutes chrono grâce à une équipe de choc emmenée par Michel Monnet et René-Pierre Signorini ?

Peut-être importante l’histoire bête de la latte… Peut-être que les joueurs avignonnais ont vu en si peu de temps un tel dévouement, une telle solidarité des « techniciens » de leur club qu’ils se sont compris impliqués dans la même  aventure et ne pouvaient décemment rester l’arme au pied. Peut-être…

En tout cas on a vu une équipe de combat. Qui n’a rien lâché. Qui s’est battu dans tous les secteurs et qui a construit ses attaques sur une défense impeccable. Tout le monde est à féliciter, joueurs et staff, parce qu’on a senti une équipe. Toujours dominée dans la troisième manche et capable de revenir à 24-24 pour arracher « son » premier point. Capable dans la quatrième d’effacer un terrible 2-8 par un 8-2 tout aussi improbable et ouvrant sur une voie royale vers la victoire ponctuée par un ace… d’Aubree. Tout un symbole.

On n’est pas devenu champion du monde. Il va encore falloir se battre et gagner pour obtenir le maintien. Mais l’AVB a quand même écrit samedi soir une belle page d’une histoire ô combien riche.

Bravo les gars.     

  

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