C’était bien quand même…

 Avignon (Champfleury) : AVB 0 Paris 3 (29-31 en 38’, 18-25 en 25’, 22-25 en 30’)

Arbitres : Mme Deloutre et M.Blanc.

Avignon : 41 attaques ( Bojovic 14, Bonnefoy 8, Dolegombai 7, Panou 6, Vandooren 4, Pire 2), 4 contres (Dolegombai 2, Bonnefoy et Bojovic 1), 6 aces (Bojovic 2, Martinez, Dolegombay, Panou et Vandooren 1), 22 fautes directes dont 11 au service).

Libero Lacombe. Entraîneur José Amet.

Paris : 44 attaques, Gonzalez 17), 7 contres (Petty 3), 8 aces (Gonzalez 5), 18 fautes directes dont 12 au service.

Libero Homma. Entraîneur Dorian Rougeyron.

On allait écrire que cette défaite au moins – la troisième consécutive – ne laisserait pas de regrets. Voire ! L’AVB a signé une belle prestation, courageuse et engagée. Il y a longtemps que nous n’avions vu un Bojovic et un Dolegombai, un rang au –dessous, un Lacombe à un tel niveau. Si on y ajoute la rage d’un Bonnefoy, la lucidité d’un Martinez on peut se dire que l’on pouvait peut-être aspirer à mieux que cette défaite un peu sèche. Pas de regrets ? Voire, insistons-nous.

Il faut dire que pour la deuxième fois en deux rencontres les décisions arbitrales n’ont pas été très favorables. L’AVB décrocha même son set, le premier, et le tint pendant quelques minutes. Mais après une forte pression du banc parisien, debout comme un seul homme, après moultes palabres, et consultations du deuxième arbitre, des juges de ligne, des capitaines et peut-être des spectateurs, on croit rêver, Mme Deloutre revint sur sa décision. Le service dehors de Gonzalez fut corrigé dedans et la balle remise. Après six balles de set, Paris sauva la manche et son honneur, l’AVB étant longue à s’en remettre. Pas de regrets ?

Faut dire qu’on n’arbitre pas un leader comme un sans-dent de bas étage. L’AVB peut aller se faire voir, nul n’en parlera sauf dans des tribunes finalement garnies malgré la concurrence, la météo et le vendredi.

Le plus fort c’est que les poulains de José Amet repassèrent le couvert dans le troisième set et à force de pugnacité revinrent de 12-16 à 20-20. Comme dans la première manche où, mené 11-16 puis 13-19 Avignon avait égalisé à 19 partout puis pris le score en mains (22-21, 24-23). On sait ce qu’il advint. Cette fois Gonzalez, magnifique argentin, ne laissa à personne le soin d’assurer une victoire un peu flatteuse.

Il est vrai que lorsqu’on a, en face, un mur à plus de 2 mètres – Gonzalez 2.06, Lafitte et Kreel 2.02 – la marge avignonnaise devenait drôlement étroite. Il est vrai aussi que les deux équipes n’ont pas les mêmes gabarits, les mêmes palmarès, les mêmes ambitions. Ce n’est pas contre ce Paris là qu’on peut espérer prendre des points. Mais quand même…

L’AVB continue de perdre et au classement c’est un peu plus compliqué. Il y a toujours une équipe de trop pour la qualif et Avignon n’est plus en pole-position. Vu les dispositions affichées contre Paris il y a cependant de réels motifs d’espérance. A affirmer samedi à Montpellier contre France Avenir.          

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