Avignon trop tendre, trop friable, trop absent

Avignon, gymnase Champfleury : Avignon VB 0 Strasbourg 3 (21-25 en 26’, 15-25 en 23’, 26-28 en 36’)

Arbitres : MM. Abzi et Jacob.

Avignon : 36 attaques gagnantes (Talia 18, Arzailler, Ortiz et Aubree 4, Dubreuil et Jaunet 3), 4  contres gagnants (Martinez, Ortiz, Aubree et Dubreuil), 2 aces (Martinez), 21 fautes directes dont 10  au service.

Les points : Martinez 3,  Aubree 5 puis Dubreuil 4, Talia 18, Jaunet 3, Ortiz 5  puis Prigent, Arzailler 4.

Libero : Korovyanskyy. Entraîneur : José Amet

Strasbourg : 41 attaques gagnantes (Nord 15), 9  contres gagnants (Mocanu 4), 5 aces (Nord et Vidovic 2), 21 fautes directes dont 13 au service.

Les points : Anachkov 12, Mocanu 10 puis Gasiunas, Nord 18, Vidovic 4, Benoit 3 puis Le Prado, Meyer 6 puis Suker 1.

Libero : Richard (1 point). Entraîneur : Nikola Borcic.

On a pris une rouste, une dégelée. On voulait marcher sur l’eau, ils nous ont marché sur la tête. Et pour une fois il n’y aura pas de regrets : les arbitres ont été plutôt bons, le public avait répondu présent et Strasbourg s’offrait en victime désignée de cette nouvelle AVB que l’on espérait pour la poule finale. Patatras : Avignon, amorphe, a oublié de jouer pendant deux sets, avant, seconde place perdue de toute façon, de nous offrir un vrai combat, de réveiller Champfleury et de voir ce que l’adversaire avait dans le ventre.

On a vu : Strasbourg a courbé l’échine sans rompre. Strasbourg a été très bon et s’est imposé quand même à la force du poignet de son trio maître : Nord, un très bon attaquant français, Anachkov le Bulgare et Mocanu, le Roumain. Les Avignonnais cette fois n’avaient pas de quoi rivaliser.

Sans Vincent Lacombe, ni surtout Jean-François Pérez, souffrant du genou, la barre était trop haute pour les « gamins » Arzailler, Aubree, Dubreuil, Jaunet, Korovyanskyy, tous flirtant avec les vingt ans, et dont on vit rapidement les limites. D’autant que Talia fut trop longtemps cantonné à l’ombre et que Ortiz, comme la plus belle fille du monde, ne peut donner que ce qu’il a.

C’était devenu mission impossible et il ne restait que les yeux. Pour pleurer.

La déception est grande, c’est une évidence, mais on le reredit : l’AVB doit mûrir, et a bénéficié d’un temps trop court pour y parvenir. Elle va aussi, et c’est plus ennuyeux, aborder la poule finale en position très défavorable. Déjà larguée, et face aux équipes de l’autre poule dont on peut craindre qu’elles soient au moins au niveau des Strasbourgeois. L’occasion après tout, de réussir quelques bons coups, pourquoi pas ?

Samedi on en termine avec la première phase à Fréjus. De quoi mettre quelques pansements sur des plaies ouvertes.

 

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