Au fond du trou

 A Martigues, Martigues 3 AVB 0 (25-19 en 25’, 25-18 en 25’, 25-18 en 26’).

Avignon : 32 attaques gagnantes (Ventresque et Walter 9, Usiljanin 6, Mehan 5, Nyabeye 3), 11 contres (Mehan 4, Usiljanin 3, Ventresque et Walter 2), 0 ace, 18 fautes directes dont 9 au service.

Les points : Martinez puis Barbaud, Mehan 9, Ventresque 11, Walter 11, Usiljanin 9, Nyabeye 3 puis M’Barki.

Libero : Mouiel puis Carn. Entraîneur : José Amet.

Martigues : 36 attaques gagnantes (Krba 14), 14 contres (Tartero 6), 5 aces (Marion 3), 13 fautes directes dont 9 au service.

Les points : Marion 6, Krba 17, Frontin 8, De Souza 7 puis Coloras 3, Tartero 8, Vergoz 6.

Libero : Slih. Entraîneur ; Christophe Charroux.

Rien à faire pour le moment. Les Avignonnais n’ont pas les moyens de gagner et qu’importe l’adversaire.

« J’ai connu ça à Canteleu, dit Ricardo Martinez, repromu capitaine samedi. On ne comprend pas, et on est sans solution.»

Une impuissance crasse, aggravée dans la Venise provençale par l’arbitrage d’un M.Vermande qui devait avoir à régler un compte avec les Avignonnais, et dont toutes les décisions sans exception furent contre les Vauclusiens plus que pour les Martégaux. Le premier set s’arrêta même à 24 points car la table de marque vola un point au passage : au lieu de 11-11 ont eu donc droit à un 12-10 et toutes les récriminations restèrent vaines.

Qu’on se  rassure : l’arbitrage n’a pas provoqué la défaite avignonnaise. Il l’a scellée. Comme un signe.

Avignon est au fond du trou, et la marge de manœuvres pour en sortir est si étroite qu’on ne peut espérer qu’une illumination extérieure ou faire comme les copains : attendre.

Pourtant samedi tout n’a pas été négatif. On a même vu du mieux. Les Avignonnais d’abord ont fait deux fois moins de fautes que contre Orange. C’est bien. Au service ils ne furent pas moins distraits que leurs opposant (9 ratés). L’attaque en revanche a souffert de l’efficacité d’un Tartero et de ses propres à-peu-près. Le match commença par trois contres martégaux – 2 contre Ventresque, 1 contre Walter – et si les poulains de José Amet se replacèrent rapidement, Martigues n’éprouva pas beaucoup de difficultés pour enlever cette manche et les suivantes, toutes les tentatives de révolte étant cadrées par un arbitrage étonnant.

N’épiloguons pas : les joueurs avignonnais ne peuvent compter que sur eux. Nul désormais ne peut plus rien. C’est au fond d’eux-mêmes que réside la solution. Dans leur courage et dans la volonté de s’en sortir.

La relégation sinon est au bout. Personne ne la mérite.       

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